LES BODIES-SCOURS. Fais pas ci! Fais pas ça !

Comment se protéger des paroles culpabilisantes sur nos pratiques éducatives?

Sauf exceptions sur lesquelles tout le monde tomberait d’accord, il n’y a pas de bons ou de mauvais parents. Il y a des pères et des mères qui au-delà de leur histoire de vie et de leur situation personnelle, s’essaient tous les jours au beau métier de parent.

J’avais prévu une toute autre publication. Sauf que la conférence qui devait me servir de support s’est avérée remplir  tous les critères de l’inquisition pédagogique !  Je m’explique.

Le professionnel en question tenait un discours semé de jugements et de caricatures ( à se demander si au delà de son diplôme universitaire il avait tout simplement eu des enfants?).

Le problème, sans parler de ma perte de temps, c’est que lorsqu’on sort de là, on se sent soit ultra coupable ( alors qu’à la base on était venu tout plein de curiosité) soit ultra jugeant ( ça confirme bien que la collègue fait n’importe quoi avec son fils !).

Du coup je rebondis, et je transforme toute cette mauvaise énergie en brainstorming de tous les signes qui devraient nous alerter pour ne pas subir un discours culpabilisant sur nos pratiques éducatives :

1️⃣ Votre interlocuteur tient un discours stéréotypé dans lequel vous ne vous retrouverez pas,  par exemple des clichés sur les rôles des mères et des pères ( “la maman est fusionnelle, le papa est moins câlin”)

2️⃣ Des interventions qui font référence à un vocabulaire moralisateur( “ ça c’est bien , ça c’est pas bien) ou bien “quand on fait des enfants on doit être capable de….

3️⃣ Il y a peu ou pas d’échanges, vous n’êtes pas à l’aise, vous n’osez pas poser de question.

4️⃣ Le message est en décalage avec votre demande, ou avec le sujet d’intervention. Vous ne trouvez pas les réponses aux raisons qui vous ont amené(e)s à solliciter le professionnel.

5️⃣ Enfin, vous sortez de cet échange avec le sentiment d’être culpabilisé(es) ou plus intransigeant(es) avec les autres parents .

En fait, les mauvais discours c’est comme les mauvais livres, on devrait s’autoriser à ne pas aller jusqu’au bout. Fuyez. Même si vous pensez que c’est impoli. Préservez vous !

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