LES BODIES-SCOURS. Fais pas ci! Fais pas ça !

Comment se protéger des paroles culpabilisantes sur nos pratiques éducatives?

Sauf exceptions sur lesquelles tout le monde tomberait d’accord, il n’y a pas de bons ou de mauvais parents. Il y a des pères et des mères qui au-delà de leur histoire de vie et de leur situation personnelle, s’essaient tous les jours au beau métier de parent.

J’avais prévu une toute autre publication. Sauf que la conférence qui devait me servir de support s’est avérée remplir  tous les critères de l’inquisition pédagogique !  Je m’explique.

Le professionnel en question tenait un discours semé de jugements et de caricatures ( à se demander si au delà de son diplôme universitaire il avait tout simplement eu des enfants?).

Le problème, sans parler de ma perte de temps, c’est que lorsqu’on sort de là, on se sent soit ultra coupable ( alors qu’à la base on était venu tout plein de curiosité) soit ultra jugeant ( ça confirme bien que la collègue fait n’importe quoi avec son fils !).

Du coup je rebondis, et je transforme toute cette mauvaise énergie en brainstorming de tous les signes qui devraient nous alerter pour ne pas subir un discours culpabilisant sur nos pratiques éducatives :

1️⃣ Votre interlocuteur tient un discours stéréotypé dans lequel vous ne vous retrouverez pas,  par exemple des clichés sur les rôles des mères et des pères ( “la maman est fusionnelle, le papa est moins câlin”)

2️⃣ Des interventions qui font référence à un vocabulaire moralisateur( “ ça c’est bien , ça c’est pas bien) ou bien “quand on fait des enfants on doit être capable de….

3️⃣ Il y a peu ou pas d’échanges, vous n’êtes pas à l’aise, vous n’osez pas poser de question.

4️⃣ Le message est en décalage avec votre demande, ou avec le sujet d’intervention. Vous ne trouvez pas les réponses aux raisons qui vous ont amené(e)s à solliciter le professionnel.

5️⃣ Enfin, vous sortez de cet échange avec le sentiment d’être culpabilisé(es) ou plus intransigeant(es) avec les autres parents .

En fait, les mauvais discours c’est comme les mauvais livres, on devrait s’autoriser à ne pas aller jusqu’au bout. Fuyez. Même si vous pensez que c’est impoli. Préservez vous !

Métro-boulot-dodo comment se rendre disponible pour vos enfants ?


Le secret pour être au taquet du lundi au dimanche moi je l’ai 😂 🤣🤣 Je reviens tout juste d’une conférence sur le sujet menée par Hélène Duclaut Harb, psychopraticienne à Lorient !


Être une petite maman parfaite, une working girl active jusqu’au bout des ongles, une amante épanouissante, une femme d’intérieur qui envoie du lourd sur insta. Avoir un corps de rêve, une vie saine et spirituelle, réduire son empreinte écologique, prendre du temps pour vous extraire, avoir une vie culturelle stimulante, une vie sociale débordante, une vie privée trépidante, faire d’autres enfants, manger 5 fruits et légumes par jour issus de l’agriculture biologique ( locale et de saison évidemment !). Cuisiner pour sa famille, payer ses factures, refaire son CV, tenir la buvette de l’association sportive de son fils. Profiter du moment présent tout en faisant  des projets..STOP!!!!!

Wouhou !!! Non mais ça va pas.. 

Qu’onse le dise le diagnostic est clair, on veut être première partout, tyrannisée par la dictature de la performance.

Etre gagnante sur tous les tableaux, ne serait-il pas finalement un mythe générationnel ?

Leclerc nous ferait croire que le Drive va résoudre tous nos problèmes ? Et l’aspirateur robot on en parle ?

L’astuce miracle: PRIORISER. Le plus gros travail c’est de lâcher prise et croyez-moi, j’en sais quelque chose! Alors on s’impose un tri , on dispatche d’abord les tâches et les contraintes en quatres catégories : important et urgent, urgent mais pas important, important mais pas urgent, ni urgent ni important.

Puis , on apprend à déléguer, ce qui veut dire accepter que ce ne soit pas aussi bien fait. Lâcher prise.

Enfin, on se recentre sur l’essentiel. Comment faisaient nos aînées ?ah! La blague. Elles ne travaillaient pas. Elles ne faisaient ni yoga ni footing, ni Facebook ni bowling, elles n’avaient juste pas le temps de se demander si elles étaient …heureuses.

 Vous avez le droit de ne pas faire votre lit, de ne pas faire de stage de danse africaine , de ne pas faire de resto en amoureux, de sécher le festival de théâtre pour enfants, de vous habiller simplement, de ne pas changer les draps tout le temps, et de manger un vieux bout de saucisson devant votre frigo, vide.

Tout ceux qui vous jugeront pour cela l’auraient déjà fait pour autre chose de toute façon. Pour nos enfants le principal n’est pas de leur offrir une présence quantitative mais QUALITATIVE. Rien ne vaut un gros câlin, même de 30 secondes.


Vous voulez quand même qu’on s’échange une ribambelle de trucs et astuces pour optimiser nos agendas ? Ok, si vous voulez, mais n’oubliez pas que l’essentiel ne sera pas dans ce listing.

Mon truc à moi c’est de ranger le plus de choses le matin au réveil , précisément pendant  le temps de chauffe de ma bouilloire ! C’est mon petit défi quotidien 😚

 

Chronique d’Arthur & Lili première : 9 astuces pour rapprocher les livres de nos enfants.

Escale au salon du livre jeunesse de Trégunc, dimanche 24 mars 2019.

Article réalisé grâce à notre rencontre avec Chantal Richard,   conteuse depuis 15 ans à la médiathèque de Quéven ( Morbihan).

1️⃣ Le confort tout d’abord !

Lorsque vous lisez une histoire, privilégiez une place confortable pour vous et votre enfant : sur le lit, par-terre, sur le canapé.. Vous devez vous sentir comme dans un petit nid douillet !


 2️⃣ Dé-sanctuariser le livre!


Le livre doit être présent partout dans la maison: sur les tables de chevets, dans les coffres à jouets, sur la table à langer, aux toilettes.. Ne les rangez plus exclusivement dans les bibliothèques. Et tant pis si cela ruine vos petites maniaqueries. L’idée est de faciliter la rencontre entre le livre et l’enfant.  Si votre enfant est encore en âge de mettre tout à la bouche préférez alors des livres solides, aux pages plastifiées.

3️⃣ L’enfant-roi du livre !

Laissez les enfants choisir le livre, telle est la règle suprême.
Ah non pas celui-là, tu l’as déjà lu !”  Chantal insiste, il est  nécessaire pour les enfants de relire les mêmes histoires, cela leur apporte beaucoup de réconfort. Bonne nouvelle pour notre carte bleue, n’est-ce pas ? Je ne sais pas vous, mais moi je me surprends avec mes envies frénétiques de vouloir toujours les rassasier davantage en nouveautés!
Chantal ajoute : “parfois le même livre revient pendant une période donnée. Cela passera!”
Au delà du plaisir de connaître l’histoire par cœur,  ils découvriront des détails sur lesquels ils ne s’étaient pas arrêtés aux premières lectures. C’est très bon pour développer leur patience et désamorcer les éventuelles crises de frustration.

4️⃣ L‘enfant maître du temps !

L’enfant choisit le livre mais aussi le moment pour le lire. C’est assez tyrannique je vous l’accorde mais ça fonctionne. Vous serez peut être occupé quand il vous sollicitera,  quand on y réfléchit on est toujours occupé non ? Alors foncez et profitez de cet instant pour vous extraire tous les deux.

5️⃣ Avec ou sans artifices !

Biensûr vous pouvez toujours théâtraliser la lecture : prendre des voix différentes pour chaque personnage, faire le bruit des animaux, profiter d’une illustration pour vous lancer dans une comptine. L’interaction c’est toujours chouette, et puis ça permet d’explorer, d’apprendre de manière plus ludique, de faire parler l’enfant..
Toutefois, vous pouvez aussi vous abstenir et lire cette histoire tout à fait sobrement avec votre voix habituelle. Le plus important c’est que vous preniez du plaisir tous les deux !

6️⃣ Un peu de travail !

Ne découvrez pas le livre en même temps que votre enfant. Oui, on vous en demande beaucoup..Mais vous serez d’accord pour dire que connaître le livre à l’avance donne tout de même un autre effet à votre lecture non? Pour être à l’aise avec un livre il faut être prêt.

7️⃣ Les livres c’est “ pour toi, pour moi , pour tous ceux qui le veulent !”
       ( j’ai pas pu m’en empêcher dsl..😗)

Pour faciliter le rapport de l’enfant aux livres, pensez à la place que vous même accordez à cet objet. Plus les enfants nous voient lire et plus ils lisent. Il y a toujours des exceptions mais globalement il n’y a pas de mystère.

8️⃣    Ne projetez pas votre grille de lecture.

Qu’est ce que c’est que cette astuce.. Et bien le concept est simple : peu importe la réaction ou la non-réaction de votre p’tit loup pendant le moment “lecture”, votre enfant en gardera forcément quelque chose, même s’il vous donne le sentiment d’être dissipé ou de ne pas écouter.
Au passage on en profite pour vous dire ( mais vous le savez déjà) qu’il n’y a pas d’âge pour commencer à lire des histoires aux enfants, quelques heures de vie suffisent pour ressentir, à la bonne heure !

9️⃣ Rencontrer les livres hors-les-murs !

Les livres sont un bon prétexte pour sortir. Bibliothèques, médiathèques, librairies.. il y en a forcément près de chez vous !  Vous n’êtes pas obligé d’acheter, vous pouvez emprunter et  aussi chiner dans les lieux type Emmaüs, Secours Catholique, friperie, dépôt vente.. Et n’hésitez pas à demander conseil. A chaque âge son livre si vous voulez optimiser l’interaction. En ce moment Arthur&Lili adorent les livres à puces électroniques types livres musicaux et surtout celui de casse noisettes ( Tchaïkovski). Et vos p’tits loups quels sont leurs trésors du moment dites nous! Et vos secrets pour rapprocher les livres de vos enfants ?

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